Alors que de nouveaux mécanismes financiers de préservation de la biodiversité voient le jour, l’Union européenne a mandaté le Cirad pour mener un travail d’expertise sur ces instruments innovants au Mexique et en Europe. Résultat : trois rapports qui défrichent le terrain pour approfondir leur étude en vue de renforcer leur mise en œuvre bilatéralement.

 

Investir dans la pêcherie responsable, financer la pollinisation des cultures, l’épuration naturelle de l’eau ou la prévention de l’érosion... Rémunérer la conservation de la biodiversité pour les services que l’humanité en retire est un concept en pleine expansion. Encore disparates et peu étudiés, ces mécanismes de financement offrent néanmoins un fort potentiel pour préserver les écosystèmes et les services qui leur sont associés.

 

Une économie du capital naturel

 

Intéressée par ce phénomène, l’Union européenne (UE) a mandaté le Cirad pour mener un travail d’expertise sur ces nouveaux outils de financement du capital naturel. L’objectif était d’identifier les mécanismes innovants puis de décrypter leur mise œuvre pour mieux l’appuyer. Conduits pendant un an avec l’Université Iberoamericana (Mexique) et l’Institute for European Environmental Policy,

Ce mercredi 20 juillet 2016, 40 ans après sa grande sœur dite « Loi de protection de la nature », la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est enfin adoptée par l’Assemblée nationale.

 

La naissance fut difficile : il a fallu quatre ans pour que ce texte soit enfin approuvé, après un parcours gouvernemental et parlementaire semé d’embûches, sous la pression constante des lobbies agricoles, agrochimiques, industriels, cynégétiques, sans oublier celui de la pêche maritime. Si elle ne remet pas en cause un modèle économique à courte vue qui hypothèque l’avenir de la biodiversité et donc de nos sociétés modernes, cette loi contient de réelles avancées.

 

Depuis 1976, nombre de politiques publiques françaises et européennes sont venues conforter les actions de protection et de restauration de la biodiversité. Pourtant force est de constater que l'érosion continue, et s’accélère même pour un trop grand nombre d’espèces. La loi-cadre sur la biodiversité, promise par le candidat François Hollande et actée par la feuille de route pour la transition écologique de septembre 2012,

Cinq nouveaux sites malgaches viennent d’être désignés le 31 mai 2017 à la 53e réunion du comité permanent de la convention Ramsar, à Gland, en Suisse. Pour le World Wild Fund «c’est une excellente nouvelle pour la conservation de la biodiversité de Madagascar.»

 

La nouvelle vient de tomber. Et le communiqué de presse émanant du bureau malgache du World Wild Fund (WWF) est emphatique. Madagascar compte désormais cinq nouveaux sites Ramsar. Ils ont été désignés il y a deux jours, à la 53e réunion du comité permanent de la convention Ramsar à Gland, en Suisse. Et ces cinq tout nouveaux sites sont juste somptueux. La désignation de ces sites n’est pas automatique. Le WWF explique qu’il appartient à Madagascar en premier lieu, à travers notamment son gouvernement, précisément son ministère de l’Environnement, de l’écologie et des forêts, de solliciter la Convention Ramsar. La démarche se fait en collaboration avec les gestionnaires des sites et les organismes de conservation qui interviennent à Madagascar, dont le WWF. Ce dernier a été particulièrement actif dans l’appui de cette initiative nationale. L’organisme international de protection de l’environnement va d’ailleurs assurer la gestion de deux des cinq nouveaux sites, et le programme sur les écosystèmes d’eau douce de WWF International.

Un rapport publié en juin 2017 dresse un inquiétant bilan de l'état de la faune guyanaise.

En Guyane, les tapirs terrestres sont menacés par le non-respect des quotas de chasse

 

La biodiversité de la Guyane est particulièrement riche : sa faune possède plus de 1500 espèces et cela, en ne comptant que les vertébrés. Mais cet écosystème est également très menacé. Selon un rapport publié en juin 2017 et écrit entre autres par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UINC) et par le Muséum national d'Histoire naturelle, 166 espèces ont été identifiées comme menacées et ont donc été intégrées à la Liste rouge mondiale des espèces menacées. En cause principale la forte croissance démographie de la région qui s'accompagne par un développement des infrastructures notamment sur le littoral. Des écosystèmes autrefois préservés sont peu à peu grignotés par l'urbanisation et par des zones agricoles.

 

Un espace d’échange entre acteurs et curieux de la biodiversité

 

Comment la biodiversité contribue-t-elle à notre santé, notre bien-être, notre qualité de vie ? Comment est-elle prise en compte dans les établissements de santé et les collectivités ? Phytothérapie, jardins thérapeutiques : quelles sont .....

 

..... ces pratiques de nature bénéfiques à notre santé ?

 

Pour répondre à ces questions, seront notamment présents : Bruno Tudal, cogérant de la société Biodiv’AirSanté ; Estelle Alquier, spécialiste et formatrice en hortithérapie, Association « Terres Océanes, Culture d’Humanité » ; Guislaine Laroche, chargée de mission Biodiversité au Syndicat Mixte Intercommunal de Collecte et de Valorisation du Libournais Haute-Gironde (SMICVAL) ; Marie-Pierre Loiseau-Audirac, manipulatrice d'électroradiologie médicale au CHU de BORDEAUX ; Myriam Reffay-Figarède (présence à confirmer), phytothérapeute-ethnobotaniste, Association ICARE.

 

L’Agence Régionale pour la Biodiversité en Aquitaine et le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux organisent une soirée d’échanges sur le thème : « La biodiversité : une alliée pour notre santé ? » le 27 juin 2017 ; sur le site de l’hôpital Haut-Lévêque à Pessac, à l’espace de restauration du bâtiment Magellan.

 

La 5ème édition du Forum de la Recherche sous le thème « La biodiversité et les objectifs du développement durable » a été ouverte officiellement ce 14 juin 2017 par le Premier Ministre, Mahafaly Solonandrasana Olivier, en la présence du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Rasoazananera Marie Monique ; du Ministre de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Toto Raharimalala Marie Lydie ; de l’Ambassadeur de France, Madame Vouland-Aneini ; de la Représentante Résidente de l’Union Africaine à Madagascar, Madame Hawa Ahmed Youssouf ; des représentants des Chefs d’Institutions ; de Parlementaires ; ainsi que d’ enseignants chercheurs et de chercheurs enseignants.

 

En effet, la grande rencontre de la recherche scientifique est organisée par le MESUPRES, avec ses partenaires (Université d’Antananarivo, IRD, CIRAD, MNHN, OIF), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts, les 14, 15 et 16 juin 2017 à Tsimbazaza.

 

Cette rencontre est déterminante, dans la mesure où c’est la première fois depuis que la Recherche Scientifique s’est dotée d’une nouvelle stratégie de la recherche axée sur la valorisation des résultats, sur  l’innovation et l’alliance avec les acteurs du développement.

L’Union internationale pour la conservation de la nature publie, dimanche, l’actualisation de sa fameuse liste rouge des espèces menacées. L’extinction des espèces végétales  et animales est particulièrement massive dans les îles.

 

La faune et la flore disparaissent inexorablement de la planète. « Nous les perdons à un rythme inédit », assure Jane Smart, directrice de la conservation au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

Celle-ci a publié, dimanche 4 septembre, l’actualisation de sa fameuse liste rouge des espèces menacées, et le constat est très inquiétant. Sur les 82 954 espèces animales et végétales prises en compte, 23 928 (29 %) sont qualifiées de « menacées », dont 5 107 sont en « danger critique », 7 602 « en danger » et 11 219 sont considérées comme « vulnérables ».

 

Cet inventaire a été réalisé par ce vaste réseau de protection de l’environnement auquel collaborent environ 10 000 experts internationaux et auquel adhèrent ONG et gouvernements. La dernière actualisation générale de la liste rouge datait de 2009.

 

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